Tournage sur bois & cannage : la tradition jusque dans la technique
Le tournage sur bois en quelques étapes...
Le tournage sur bois est une technique artisanale aux origines antiques. Pratiquée d’abord en Égypte, la technique est perfectionnée par les Grecs puis les Romains, qui utilisaient déjà un tour à bois actionné manuellement pour façonner des objets. Cette technique s’est imposée dans l’ébénisterie, dont Xavier Favaro est le représentant, pour la réalisation de pieds de tables, de chaises, de colonnes, de balustres ou encore de montants de lits notament. Grâce à la rotation du bois, l’artisan peut obtenir un infinité de formes, difficilement reproduisible avec les seuls outils manuels. Il permet de créer des pièces décoratives et/ou fonctionnelles tout en garantissant une excellente solidité et une finition soignée.
1.
Choix de l'essance & de la taille
Le choix de la bonne essence de bois, de la bonne taille et de la forme de cette dernière est primordial pour bien débuter un tournage sur bois ! Une fois ce choix fait, il est temps de passer au tournage à proprement parler.
2.
Travail sur le tour à bois
De très nombreuses techniques différents existent pour obtenir diverses formes et effets visuels. Cylindrage, ponçage, filetage…de quoi démultiplier les possibilités de rendus pour des pièces uniques.
3.
Finitions des pièces tournées
La finition consiste en un traitement qui peut être une huile, une peinture, une lasure, ou un vernis, chaque produit aura un effet bien précis : accroître la dureté, immunisation contre les insectes, protection contre l’humidité, etc.
Zoom sur les étapes du cannage à la française
Le cannage est un savoir-faire traditionnel qui trouve ses origines en Asie, où le rotin était utilisé depuis des siècles pour fabriquer du mobilier léger et résistant. Introduite en Europe au XVIIᵉ siècle, le cannage devient l’emblème des styles Louis XV et Louis XVI. Le cannage consiste à tresser de fines lanières de rotin selon différents motifs. Utilisé sur les dossiers de chaises, les assises, les portes d’armoires ou les têtes de lit, il fait respirer le mobilier et laisse la lumière passée. Au-delà de son esthétique, le cannage est employé pour sa légèreté, sa souplesse et sa capacité à favoriser la circulation de l’air.
1.
Ourdissure
Il s’agit de poser la base structurelle du cannage en posant des brins verticaux en travers d’un chassis ou d’un cadre sur toute sa largeur. Deux séries de passes sont généralement effectuées pour doubler chaque brin et rendre la structure robuste.
2.
Monture
En travers des brins verticaux initialement posés, les brins horizontaux sont posés à leur tour. Pour un cannage durable, les brins de rotins sont là aussi doublés. Les brins verticaux et horizontaux finissent donc entrecroisés et donnent ce motif si caractéristique du cannage.
3.
Garniture
Après le vertical et l’horizontal vient…la diagonal. C’est là que la garniture entre en scène, il s’agit donc de garnir chaque entrecroisement diagonalement avec un brin unique. Là encore, l’objectif est de rendre la structure finale plus durable et robuste.
4.
Recouvrement
Le recouvrement est une étape dite de finition. Comme son nom l’indique, il s’agit de recouvrir les trous et autres imperfections visuels liées à la fixation des brins sur le chassis. Cette étape est parfois laissée de côté par manque de nécessité selon les pièces créées.










